L’été dernier, j’ai vécu une expérience qui m’a aidé à comprendre pourquoi les exploitants de réseaux électriques devront fonder leurs décisions futures sur les données tirées d’actifs qui ne leur appartiendront pas nécessairement.

Quand une panne de courant d’une demi-journée est survenue dans mon quartier en raison d’une tempête de grêle, mon voisin, que l’on pourrait considérer comme chanceux, nous a invités chez lui pour nous rafraîchir. Son système de climatisation fonctionnait toujours, car il s’était récemment doté de panneaux solaires et de batteries. Mais malgré sa gentillesse, la chance l’a abandonné la semaine suivante durant un orage. C’est à ce moment qu’il a réalisé que la grêle avait endommagé son toit et ses panneaux solaires. Il a donc dû remplacer son toit, s’est retrouvé sans énergie solaire pendant deux semaines, et a fait face à une facture plutôt salée.

Cette anecdote est un bon exemple des problèmes émergents avec lesquels les exploitants de réseaux énergétiques doivent composer aujourd’hui.

La décarbonisation: un défi pour les exploitants de réseaux

En tant que société, nous exerçons de plus en plus de pression pour la mise en place de systèmes énergétiques propres afin de limiter l’utilisation d’hydrocarbures. Par conséquent, les exploitants de réseaux électriques investissent massivement dans les technologies en vue de moderniser leurs infrastructures et de pouvoir prendre en charge l’énergie produite par les « prosommateurs», des consommateurs qui génèrent leur propre électricité.

La plupart des exploitants de réseaux savent que les actifs informationnels sont aussi importants que les actifs physiques pour se tenir au courant des événements qui ont une incidence sur l’approvisionnement énergétique. Cependant, à l’heure actuelle, ils ont une visibilité limitée sur certains de ces actifs. Cette situation s’explique par le nombre croissant de ressources énergétiques distribuées et de solutions de stockage non connectées aux compteurs et appartenant aux consommateurs. Ces actifs ajoutés aux réseaux transforment les activités des exploitants.

Nécessité de mettre en place un modèle de données intégré à l’échelle du réseau

Malgré le fait que les exploitants doivent de plus en plus se tourner vers les données pour prendre des décisions concernant leurs réseaux énergétiques numériques, nombreux sont ceux qui « isolent » leurs ensembles de données au sein de systèmes d’entreprise précis, comme les systèmes d’information géographique, de gestion du réseau, de télésurveillance et d’acquisition de données (SCADA), et de gestion des actifs d’entreprise. En exploitant ces données en vases clos, ils ne peuvent pas tirer pleinement profit des avantages offerts par une gestion intégrée des actifs informationnels à l’échelle de l’entreprise.

La Commission électrotechnique internationale* (CEI) travaille actuellement à la normalisation des attributs de données qui sont utilisés pour modéliser les actifs des réseaux.Le modèle d’information commun IEC 61970/61968* vise à procurer aux exploitants de réseaux de distribution et aux fournisseurs une définition standard des actifs qui peuvent être utilisés pour obtenir une vue simplifiée et actuelle du réseau électrique, de l’équipement installé, de la configuration existante et de l’état d’exploitation.

Les exploitants ont besoin d’une façon d’extraire et de nettoyer les données afin de charger de l’information de qualité dans un modèle de réseau intégré conçu selon les normes de la CEI.En adoptant une telle approche, ils seront en mesure de regrouper leurs ensembles de données disparates en un seul registre global pour la totalité du réseau d’actifs physiques de transport et de distribution.

Offrir des services à valeur ajoutée et améliorer la qualité des données.

Cette approche propose également une vue d’ensemble des actifs, ce qui permet aux exploitants de réseaux de développer de nouvelles applications d’entreprise fondées sur des ensembles de données de qualité supérieure. Grâce à ces applications, ils ont accès à des simulations et à des analyses du transit de puissance plus précises, et sont en mesure d’exploiter l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique pour automatiser la prise de décisions et exploiter le réseau plus efficacement. La gestion des actifs de données à l’échelle de l’entreprise peut également mener à une amélioration de la coordination des données contenues dans l’ensemble des solutions d’entreprise, ainsi qu’à une approche axée sur l’amélioration continue pour éviter que les actifs informationnels deviennent désuets et inefficaces.

En tant que fournisseur de solutions technologiques, CGI investit dans les actifs de données et dans l’écosystème technologique pour prévenir l’obsolescence. Nous avons collaboré avec plusieurs clients afin de mettre au point notre suite de solutions CGI OpenGrid360, qui vise à fournir les données intégrées requises pour gérer efficacement la maintenance des actifs, les pannes électriques, la construction de nouvelles infrastructures et la production de rapports sur les travaux réalisés sur le terrain - et pour me permettre de recharger mon véhicule électrique.

Je vous invite à en apprendre davantage à ce sujet dans le billet de blogue Relever les défis liés aux données afin d’accélérer la transition énergétique de mon collège Simon Boyer.

*en anglais

À propos de l’auteur

Picture of Steve Ridley

Steve Ridley

Directeur, services-conseils – Prestation de services

Steve fait partie de l'équipe de direction au sein de la pratique des services publics des opérations de CGI aux États-Unis. Il dirige le cabinet de conseil chargé d'identifier les solutions qui utilisent les technologies émergentes pour aider à résoudre les défis actuels des clients ...

Ajouter un commentaire

Comment editor

  • No HTML tags allowed.
  • Lines and paragraphs break automatically.
Règle de modération du blogue et conditions d'utilisation