Souveraineté numérique en pratique : comment l’IA, la cybersécurité et les données définissent la résilience moderne
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Dans la deuxième partie de leur conversation Parlons transition énergétique, Derek Marinos, Peter Warren et Torsten Bernström discutent en détail de la pierre angulaire numérique qui définit de plus en plus la souveraineté moderne. À mesure que les systèmes deviennent de plus en plus interconnectés dans les secteurs de l’énergie, des services publics et de la défense, la résilience ne se définit plus uniquement par des infrastructures physiques ou des frontières, mais par la manière dont les systèmes numériques fonctionnent sous pression, de façon sécurisée et intelligente.
Intégration des TI et des TO : le « système cardiovasculaire » numérique des infrastructures essentielles
Peter décrit l’intégration des TI et des TO comme le « système cardiovasculaire » de l’infrastructure nationale, car elle soutient autant les réseaux énergétiques et les systèmes de contrôle industriel que les réseaux navigables et les transports. Historiquement, les organisations géraient les fonctions de sécurité des TI et des TO de façon distincte, le plus souvent avec des priorités, des équipes de sécurité et des modèles de gouvernance différents.
Aujourd’hui, cette distinction est devenue un risque. Les pirates exploitent les écarts entre les systèmes pour se déplacer entre les chaînes d’approvisionnement et les frontières organisationnelles à la recherche du maillon le plus faible.
« Si vous avez une équipe pour la sécurité des TI et une deuxième équipe pour la sécurité des TO, vous n’êtes pas en sécurité. » — Peter Warren
La discussion aborde la transition plus importante d’une sécurité périodique fondée sur la conformité vers une résilience continue à l’échelle de l’entreprise. La cybersécurité n’est plus qu’un simple service ou une case à cocher. Elle doit être intégrée aux systèmes dès le départ et gouvernée comme une capacité unifiée, qui couvre les infrastructures, les activités opérationnelles et le leadership.
L’intelligence artificielle et la transition de l’investigation numérique vers l’intervention en temps réel
Cette intégration prépare la transformation de la connaissance de la situation par l’intelligence artificielle (IA). Plutôt que dépendre d’une analyse rétrospective après un incident, l’IA permet aux organisations de concentrer leurs efforts à l’endroit le plus important, en temps réel. La vision industrielle et les outils prédictifs identifient les tendances, les anomalies et les risques émergents pour ainsi réduire le bruit et accélérer la réponse.
Au lieu de demander à des humains de passer au peigne fin d’importants volumes de données, les systèmes intelligents identifient l’image, le signal ou l’événement qui nécessite une action immédiate. L’objectif n’est pas l’automatisation en soi, mais une véritable aide à la prise de décisions afin d’agir plus vite et en toute confiance.
Rapidité, avantage décisionnel et résilience moderne
La rapidité est devenue une caractéristique déterminante de la souveraineté dans cet environnement. S'appuyant sur les modèles de prise de décision du secteur de la défense, la discussion souligne que l’avantage appartient de plus en plus aux organisations qui observent, décident et agissent plus rapidement que la concurrence. Les données perdent de la valeur lorsqu’elles arrivent trop tard pour influencer les résultats.
« Les renseignements ne sont pertinents que pour une courte période. Seuls les renseignements disponibles en temps réel importent. » — Torsten Bernström
L’importance accordée à la rapidité va au-delà de la défense et concerne également les infrastructures civiles et les interventions en situation de crise. Les données contextuelles en temps réel favorisent une reprise plus rapide en cas de conditions météorologiques extrêmes, de pannes d’équipement et de perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Les systèmes qui combinent des perspectives historiques aux conditions actuelles aident les organisations à anticiper les besoins, à octroyer les ressources nécessaires et à s’adapter de façon continue, plutôt que d’agir après les faits.
Les données comme actif stratégique pour les interventions en situation de crise et la résilience de la chaîne d’approvisionnement
Les données sont elles-mêmes traitées comme un actif stratégique plutôt qu’un résultat. La capacité de partager les renseignements en toute sécurité au-delà des limites organisationnelles ou nationales, sans renoncer au contrôle, s’impose comme étant essentielle aux écosystèmes modernes. Plutôt qu’une exposition massive des données, cette approche privilégie les échanges gouvernés en donnant un accès à des données précises pour un objectif clair et en s’appuyant sur des politiques ainsi que des mécanismes de vérification et de contrôle.
Elle traduit un constat de plus en plus répandu voulant que les chaînes d’approvisionnement ne soient plus linéaires. Elles fonctionnent comme des écosystèmes dynamiques qui doivent être surveillés et ajustés en permanence. Une situation qui exigeait auparavant une évaluation de plusieurs semaines est désormais comprise instantanément, ce qui change la façon dont les organisations gèrent les risques, les stocks et la continuité.
La durabilité et la résilience comme priorités interdépendantes
La discussion a également redéfini la relation entre la résilience et la durabilité. Ces dernières y sont présentées comme des priorités interdépendantes, plutôt que concurrentes. Le renforcement de la résilience favorise bien souvent les innovations qui visent à réduire les émissions, à améliorer l’efficacité et à accroître l’autonomie, particulièrement dans des environnements limités ou éloignés.
« La résilience et la durabilité sont les deux faces d’une même médaille. » — Torsten Bernström
Contributions des dirigeants : état de préparation numérique et confiance
Tout au long de la discussion, un portrait clair se dégage d’une souveraineté en transition. Les infrastructures des secteurs de l’énergie, des services publics et de la défense ne constituent plus des domaines distincts. Le contrôle dépend désormais d’une sécurité intégrée, d’un échange fiable de données et d’une utilisation intelligente des technologies pour prendre plus rapidement des décisions éclairées.
Pour les dirigeants, le point à retenir est clair : la résilience ne repose plus sur des investissements isolés ni sur des responsabilités cloisonnées. Elle se développe grâce à l’intégration, à la rapidité et à la confiance entre l’ensemble des systèmes, des humains et des données. L’état de préparation, qu’il soit physique ou numérique, est devenu un véritable indicateur de sécurité.
Vice-président, Responsable mondiale, Énergie et services publics
Peter
Warren
est
le
responsable
sectoriel
mondial,
Énergie
et
services
publics
de
CGI.
À
ce
titre,
il
aide
les
unités
d’affaires
locales
à
soutenir
la
transformation
de
sociétés
pétrolières,
gazières
et
d’énergie
renouvelable,
ainsi
que
de
sociétés
d’électricité
et
de
...
Vice-président, Responsable mondial, Défense et renseignement
Torsten
Bernström
fait
partie
du
secteur
des
services
en
TI
depuis
le
milieu
des
années
1990.
Il
a
occupé
de
nombreux
postes
en
gestion
d’entreprise
et
en
gestion
de
projets
pour
les
secteurs
commercial
et
public.
Chez
CGI,
il
est
...
Chef de service, Communications et relations avec les médias - Canada
Derek
supervise
toutes
les
activités
de
relations
avec
les
médias
pour
les
opérations
de
CGI
au
Canada,
tout
en
gérant
diverses
initiatives
stratégiques
de
communications
externes,
en
tant
que
membre
de
l'équipe
canadienne
de
marketing
et
de
communications.
Basé
au
...
La
chaîne
de
valeur
de
l’énergie
évolue
rapidement
et
se
numérise
de
plus
en
plus.
Pour
suivre
le
pas,
il
faut
acquérir
de
nouvelles
compétences
et
faire
preuve
de
perspicacité.
Un
engagement
ferme
en
matière
de
développement
durable
et
de
transition
énergétique
est
essentiel
pour
attirer
et
retenir
les
clients
et
faire
croître
l’entreprise.
CGI
...
CGI aide les clients des secteurs de la défense et du renseignement à mettre en œuvre des programmes sécurisés complexes et de grande envergure, tant pour les opérations d’arrière-guichet que de première ligne.