Mon cœur se met à battre à la seule pensée d’une Tesla autonome incroyablement rapide. Toutefois, à un prix d’achat de 162 k$ pour le Model S, être propriétaire de l’un de ces miracles d’innovation relève du rêve. De plus, la plupart des agences de location de voitures que j’ai contactées ont ricané lorsque j’ai demandé de louer une Tesla. (Certaines ont suggéré que leurs Cadillac étaient comparables, mais j’ai ricané en retour.)

Bien sûr, comme mon adolescente me l’a rappelé, une autre innovation pourrait faire de mon rêve une réalité – l’autopartage de pair-à-pair. J’ai téléchargé une application reconnue pour ce segment et, à ma grande surprise, ma recherche sur l’appli m’a permis de trouver un Model S pleinement autonome – à seulement 15 minutes de chez moi!

J’ai retenu mon souffle en vérifiant le prix. Avec une valeur marchande frôlant les six chiffres, mon instinct me disait que les frais pour un « partage » minimal de trois jours seraient hors de ma portée. Pourtant, lorsque le tarif quotidien est apparu, j’ai repris ma respiration. À un prix beaucoup plus élevé que n’importe quelle voiture que j’avais déjà louée (179 $ par jour), le montant d’environ 600 $ pour trois jours me semblait justifié. Après tout, 600 $ pour une expérience Tesla est beaucoup moins cher qu’un voyage à Disney ou que la taxe de vente que j’aurais à débourser pour l’achat d’une Tesla. Pourquoi pas? On ne vit qu’une fois et mon anniversaire approchait à grands pas.

Tout fébrile, j’ai cliqué sur le bouton « Réserver maintenant » et rapidement défilé à travers les divers écrans de mentions légales et d’avis de non-responsabilité pour arriver à l’écran de paiement. Lorsque le montant s’est affiché, j’ai figé. Le prix avait maintenant grimpé à plus de 1 000 $ pour trois jours! Mon rêve demeurerait donc un rêve.

Une publicité-appât classique? Pas tout à fait. En fait, le propriétaire de la Tesla et l’entreprise de location se partageaient équitablement le tarif quotidien annoncé de 179 $. Il s’est avéré que le coût pour assurer la voiture pour trois jours excédait le prix de location. Dans le marché actuel de l’assurance, peu (voire aucune forme) de concurrence existe dans le segment de l’autopartage pour faire baisser le prix à un niveau que je considère raisonnable.

Défis pour propulser l’innovation dans le secteur de l’assurance

D’ici à 2026, les experts prévoient que le marché mondial de l’autopartage devrait frôler les 300 milliards $. Comme j’ai pu le constater avec mon expérience Tesla, l’assurance jouera un rôle déterminant dans l’expansion de ce marché. En fait, Elon Musk a récemment annoncé qu’il s’affairait à créer une « grande compagnie d’assurance ».

Très souvent, la raison pour laquelle les sociétés d’assurance ne se livrent pas concurrence dans ces segments émergents est que le développement et le déploiement de produits et services pour de nouveaux marchés relèvent du défi. L’innovation dans le secteur de l’assurance est, de façon générale, une tâche difficile. Chez CGI, nous travaillons avec des courtiers d’assurance de toute taille partout dans le monde. Nous sommes donc en mesure de constater les enjeux lorsqu’il est question d’innovation.

De plus, les conclusions dégagées du Baromètre mondial CGI 2020 confirment à la fois l’importance et les difficultés liées à l’innovation dans le secteur de l’assurance. Nous avons rencontré 110 leaders de ce secteur pour discuter des grandes tendances sectorielles ainsi que des priorités d’entreprise et en TI qui y sont associées.

Les dirigeants indiquent que propulser l’innovation sur le plan des produits et de l’expérience client est l’une de leurs principales priorités en TI. En outre, plus de la moitié d’entre eux prévoient d’investir dans des technologies d’innovation telles que la chaîne de blocs et l’Internet des objets au cours des trois prochaines années. Une expérience client ainsi que des services et produits novateurs sont l’une de leurs trois priorités quant à leurs dépenses en TI. Toutefois, seulement 18 % se disent très satisfaits du rendement du capital investi de leurs investissements en innovation.

Comment expliquer cette situation? Voici quelques-uns des principaux défis.

Accès à la technologie

Ironiquement, l’accès à la technologie requise est la partie facile. Les entreprises de technologie en assurance (ou assurtechs) abondent. La profondeur et l’étendue de leurs capacités prennent de l’expansion tous les jours. Toutefois, plusieurs courtiers d’assurance utilisent ces jeunes entreprises de manière isolée. Leur plein potentiel pour accélérer l’innovation demeure largement inexploité.

Modernisation des applications

Un autre défi majeur est l’intégration de nouvelles composantes aux systèmes existants – rapidement et de façon transparente – pour soutenir le lancement de nouveaux produits et services. Intégrer toutes les applications et piles technologiques externes et internes requises tout en offrant une expérience client de grande qualité est une tâche titanesque. Comprenant l’importance d’une telle pratique, les leaders de l’assurance citent par ailleurs la rationalisation, la simplification et la modernisation des applications et de l’infrastructure comme une grande priorité informatique, selon le Baromètre mondial CGI 2020.

Prolifération des technologies

Un troisième défi de taille est la prolifération croissante des technologies. Il s’agit d’une préoccupation majeure pour les assureurs puisque suivre et gérer activement les fournisseurs et technologies requiert des sommes considérables de temps et d’argent. Pour y arriver, les leaders citent l’optimisation des systèmes et processus comme leur priorité en TI numéro un, selon le Baromètre mondial CGI 2020.

Il peut être difficile de mettre en place de véritables innovations. Il existe toutefois des techniques éprouvées qui peuvent s’avérer utiles. Une sollicitation active des commentaires de vos titulaires de police. Je n’arrive pas à me souvenir si ma compagnie d’assurance m’a déjà demandé : « Comment pouvons-nous faire mieux? ». Présentez un problème, non seulement aux experts, mais à de tierces parties neutres et à de jeunes membres de l’équipe – ils ont tendance à proposer une solution qui s’éloigne des voies traditionnellement empruntées. Enfin, n’ayez pas peur de l’échec. Comme Elon Musk l’affirme lui-même : « Si l’échec ne fait pas partie de l’équation, c’est qu’une réelle innovation n’est pas au rendez-vous ».

Comprenant les défis liés à l’innovation, CGI a développé un riche ensemble de capacités de solutions de propriété intellectuelle et de services pour le secteur de l’assurance afin d’aider ses clients à mettre à l’essai, à déployer et à adapter rapidement leurs idées et stratégies en matière d’innovation. Si vous souhaitez en apprendre davantage, veuillez communiquer avec moi. Nous serions heureux d’avoir l’occasion d’agir en tant que « moteur » de la vision et de la feuille de route de l’innovation de votre entreprise.

Grâce à l’expérience de CGI pour accélérer et adapter les innovations dans le secteur de l’assurance au nom de ses clients, j’espère qu’un jour mes rêves de Tesla se réaliseront – et ce, sans l’aide d’Elon.

À propos de l’auteur

Paul Marzo

Paul Marzo

Conseiller principal, Assurance

Paul compte plus de 30 années d’expérience dans les domaines de l’assurance et de la technologie de l’information, à titre de spécialiste et de leader expérimenté. Au fil de sa carrière, il a travaillé pour d’importantes sociétés de services-conseils et pour différents courtiers d’assurance.