Le financement du commerce, intérieur comme international, sous-tend de nombreuses procédures administratives, ainsi que des coûts et des risques. Il ne concerne pas uniquement les entreprises importatrices et exportatrices de biens et de services, mais également leurs banques et leurs assureurs ainsi que d’autres parties prenantes. Le processus commercial peut être chronophage, sujet à erreurs et vulnérable à la fraude et au piratage informatique. Il peut également aller à l’encontre de réglementations gouvernementales constamment modifiées.

D’un côté, les banques de commerce doivent composer avec ces défis, et de l’autre, elles subissent des pressions pour réaliser une transformation numérique tout en répondant aux demandes des consommateurs pour des produits cohérents dans l’ensemble de l’offre, un accès transparent à un plus grand éventail de produits et un service à la clientèle supérieur.

Le financement du commerce est mûr pour l’innovation, et plusieurs observateurs croient que la technologie du registre des transactions (« blockchain ») est essentielle à la transformation du commerce mondial.

Cette technologie en rapide expansion permet d’approuver, de stocker et de mettre à jour les données en temps quasi réel grâce à un registre distribué, sécurisé par chiffrement. Elle permet également à un certain nombre de participants autorisés d’accéder aux données de façon transparente. Grâce au registre des transactions, les contrats peuvent être numérisés, les livraisons (et leurs conditions) automatiquement suivies et les paiements effectués et reçus de façon instantanée, contrairement aux procédures actuelles qui exigent de longues traces documentaires et des processus de vérification et de règlement laborieux.

Le recours à la technologie du registre des transactions produit déjà des résultats étonnants. En collaboration avec un consortium de banques et d’agences gouvernementales de Singapour, CGI a participé à la toute première démonstration de faisabilité du registre des transactions pour le financement du commerce. L’équipe a créé un cas d’utilisation en ayant recours à la technologie du registre des transactions pour prévenir le double règlement de factures d’exportation par différentes banques et permettre à de tierces parties, comme les bureaux de douane ou les entreprises de livraison, à valider les factures en fonction des transactions commerciales réellement effectuées.

La combinaison de l’information en temps réel, rendue possible grâce à l’Internet des objets, et de la chaîne d’approvisionnement du secteur financier sera sans doute une autre façon de tirer parti de la puissance de la technologie du registre des transactions. La comparaison de l’information sur le statut de produits et services et des renseignements sur le financement du commerce favorisera l’automatisation d’une myriade d’activités commerciales et financières, ce qui permettra aux acteurs du secteur d’atteindre des niveaux de productivité inégalés ainsi que d’améliorer la qualité et d’atténuer les risques.

Au fur et à mesure que ces technologies novatrices deviennent accessibles, la chaîne d’approvisionnement des finances interentreprises augmentera la visibilité des transactions des partenaires commerciaux. Cette visibilité sera partagée par un certain nombre de parties autorisées, y compris les organismes de réglementation et les auditeurs. Il reste à voir si l’accès à davantage d’information permettra de générer un cycle autoperpétué de réglementation.

Entre-temps, afin de favoriser une compréhension commune des défis et des avantages liés au registre des transactions, CGI s’est associée à différents groupes, y compris la Bankers Association for Finance and Trade et l’Association bancaire pour l’euro. Cette dernière a récemment publié un rapport explorant les façons dont les technologies de chiffrement telles que le registre des transactions pourraient générer d’importantes économies de coûts pour les banques en matière de financement du commerce, de paiement et de gestion de trésorerie. Des préoccupations demeurent cependant concernant la protection de la vie privée, les autorités réglementaires, l’extensibilité et la performance.

En résumé, il reste beaucoup à faire afin d’appliquer le registre des transactions au financement du commerce. CGI s’engage à collaborer avec des partenaires commerciaux afin d’explorer et de commercialiser des solutions novatrices. Par exemple, nous avons mis sur pied un laboratoire d’innovation du commerce qui propose de nombreuses capacités liées au registre des transactions ainsi qu’un environnement unique pour développer de nouvelles applications ou réutiliser des capacités existantes en interaction avec des solutions de registre des transactions. Ce laboratoire nous permet de participer à des projets de registre des transactions en collaboration avec des banques, des entreprises de technologies financières et des partenaires. Les initiatives peuvent passer du stade de démonstration de faisabilité à celui de mise en œuvre commerciale complète en peu de temps (de 12 à 24 mois).

Le registre des transactions occupe une part accrue du marché et risque de s’avérer une force perturbatrice. Chez CGI, nous aidons nos clients à adopter une approche proactive : mieux vaut façonner et orienter ce changement plutôt que d’avoir à se réorienter – ou même de perdre en compétitivité – en vue de s’y adapter. N’hésitez pas à communiquer avec moi pour poursuivre la discussion.

À propos de l’auteur

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Kittredge Carswell

Vice-président et responsable principal de l’offre, Solutions de commerce et de chaîne d’approvisionnement

Kitt Carswell possède plus de 30 ans d’expérience en matière de solutions technologiques de commerce pour les banques et leurs entreprises clientes, notamment cinq ans chez CGI à titre de gestionnaire des services bancaires aux entreprises pour l’Europe. À titre de vice-président et responsable principal ...

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