Dans cet épisode de notre série de balados Parlons transition énergétique, l’animateur Peter Warren et Diane Gutiw, responsable mondiale de la recherche en intelligence artificielle (IA) de CGI, discutent de la transition de l’expérimentation avec l’IA à son adoption à l’échelle du secteur. Même si le secteur a longtemps eu recours à l’apprentissage machine ainsi qu’à l’automatisation robotisée des processus, une nouvelle ère d’IA agentive et générative est en train de redéfinir la manière dont les organisations des secteurs de l’énergie, du pétrole, du gaz et des services publics gèrent leurs données de même que leur main-d’œuvre.

De l’aversion pour le risque à la production à grande échelle

Bien que beaucoup d’organisations explorent l’IA, le déploiement à grande échelle des solutions reste un défi de taille. Mme Gutiw souligne que l’enjeu actuel n’est pas seulement de nature technologique, mais aussi culturelle. Les organisations, surtout celles du secteur public, doivent concilier leur volonté d’innovation avec leur responsabilité en matière de transparence et de fiabilité. L’objectif est d’utiliser l’IA au quotidien par l’intégration harmonieuse des outils aux activités afin de soutenir les priorités stratégiques. 

« Nous devons arrêter de penser que la technologie est une fin en soi et nous demander quels sont les problèmes à résoudre », explique Mme Gutiw. 

L’essor de l’IA agentive

Le secteur tend à délaisser les interfaces de clavardage simples en faveur de l’IA agentive, des outils multimodaux conçus pour exécuter des tâches manuelles dans des flux de travaux complexes.

  • Intelligence centrée sur les tâches – Contrairement à l’IA traditionnelle basée sur la recherche, les outils d’IA agentive exécutent des processus manuels comme saisir, déplacer et trouver des renseignements.
  • Sources élargies de données – La définition des données a évolué pour englober des sources inexploitées comme les textes narratifs, les images et les vidéos.
  • Maintenance prédictive : CGI utilise la visionique pour générer automatiquement la maintenance prédictive de données, ce qui réduit le besoin d’inspections manuelles.

Gestion des équipes hybrides

Mme Gutiw prévoit que nous entamons une ère où la gestion consiste à superviser un environnement hybride d’humains et d’agents d’IA.

« Nous appartenons à la dernière génération appelée à diriger des équipes exclusivement humaines. »  

Cette transition exige une approche exhaustive de gestion du changement pour redéfinir les rôles. À mesure que l’IA remplace les tâches manuelles, les humains passent d’un rôle d’« exécutant » à un rôle d’« opérateur » et de « superviseur » de solutions d’IA. 

Cette évolution rend essentielle l’utilisation responsable de l’IA, y compris la vérification des faits issus de l’IA agentive, afin de valider les résultats et l’exactitude des données.

Triplets numériques : la prochaine évolution

L’un des concepts les plus transformateurs évoqués est celui du triplet numérique, un cadre qui superpose une couche d’IA agentive aux actifs de données existants.

Cela permet aux organisations de poser des questions hypothétiques à leurs infrastructures ou systèmes concernant les changements de réseau ou la distribution des centrales électriques. Le triplet numérique favorise une prise de décision itérative et détaillée, ce qui offre aux experts des perspectives pragmatiques approfondies sur des systèmes complexes.

Comme le mentionne Peter, « c’est en s’engageant à revoir et à optimiser leurs projets d’IA que les organisations en tirent la pleine valeur, et non en les traitant comme un seul et unique déploiement ».

Joignez-vous à Peter et à Mme Gutiw pour la deuxième partie de cette série de balados, où ils discuteront de la manière dont ces avancées en matière d’IA s’inscrivent directement dans les activités liées à l’Internet des objets, et ce que cela signifie pour le déploiement à grande échelle de systèmes intelligents et interconnectés.

Écoutez d’autres balados de cette série pour en apprendre davantage sur la transition énergétique