Lorsque Bernard Labelle s’est joint à CGI en 1997, l’entreprise comptait environ 2 000 conseillers. Près de 30 ans plus tard, il a pris sa retraite à titre de vice-président exécutif et chef de la direction des Ressources humaines de CGI, qui emploie désormais plus de 90 000 professionnels. Ce poste n’existait même pas à ses débuts chez CGI, et Bernard était loin d’imaginer qu’il pourrait un jour l’occuper.
Au fil des ans, il a bâti une carrière qui l’a amené à exercer des fonctions auprès des clients et de direction au sein des Services corporatifs, notamment comme responsable de l’unité d’affaires de la Ville de Québec, avant de se voir confier la stratégie mondiale de l’entreprise en ressources humaines, qui comprend la gestion des talents, le développement du leadership, la conception organisationnelle, la rémunération et les avantages sociaux, ainsi que la feuille de route technologique des RH. Pour Bernard, ce parcours illustre l’une des leçons les plus importantes qu’il a tirées de son passage chez CGI : « Les plus belles possibilités de carrière ne sont pas toujours à portée de main. Parfois, il faut savoir les créer. »
S’offrir l’occasion de s’épanouir
Bernard estime que les valeurs d’intrapreneurship et de partage de CGI lui ont permis de bâtir sa carrière à sa manière. Au début, des leaders l’ont encouragé à tisser des liens avec des gens en dehors de son équipe, à mettre son expérience en valeur et à saisir les occasions de créer de la valeur.
C’est justement cette expérience qui inspire ce conseil : lorsqu’on envisage une occasion de carrière, il faut voir au-delà du poste lui-même. « Il faut choisir un milieu où l’on croit pouvoir se dépasser, au-delà de ses compétences et de la simple description de poste », mentionne-t-il.
Bernard a également pris une habitude simple qui lui permet d’avoir le contrôle sur son propre développement. Chaque année, il se pose deux questions : « Est-ce que c’était ma meilleure année à ce jour? » « Suis-je au bon endroit pour continuer à progresser au cours des trois à cinq prochaines années? » Lorsque les réponses n’étaient pas claires, il profitait de cette incertitude pour réfléchir à ce qu’il pouvait changer, à ce qu’il pouvait apprendre et à la façon dont il pouvait apporter sa contribution à l’avenir.
C’est cette volonté de continuer à apprendre qui l’a mené des opérations au Canada à la direction de la stratégie mondiale de gestion du personnel de CGI. Son expérience auprès des clients a influencé la façon dont il a assumé cette responsabilité; il misait sur une approche consultative pour mobiliser les équipes dans la transformation.
Un nouveau chapitre pour transmettre son expérience
Aujourd’hui, Bernard dit profiter d’une « semi-retraite ». Il continue de mettre son expérience à profit dans le cadre de ses fonctions au sein de conseils d’administration et à l’université, mais il profite aussi de moments en famille et se consacre à ses passions.
Il continue de siéger à de nombreux conseils d’administration et de s’investir, particulièrement auprès de son alma mater, l’Université Laval. À titre de cadre exécutif en résidence de la Faculté des sciences de l’administration et de conférencier-formateur au Collège des administrateurs de sociétés, il travaille avec des étudiants à la maîtrise en administration des affaires ainsi que des membres actuels et futurs de conseils d’administration.
Cette expérience lui apporte aussi beaucoup en retour. Il est impressionné par la vision des étudiants et des dirigeants d’entreprise d’aujourd’hui, ainsi que par leur débrouillardise, la diversité de leurs idées et leur capacité à développer leur réseau de contacts. Et surtout, selon lui, ils ont une « ouverture sur le monde ». Passer du temps avec eux lui donne espoir pour l’avenir.
Prendre le temps de vivre
Bernard et sa femme, Véronique Martineau, qui a elle-même travaillé chez CGI pendant plus de 25 ans, sont tous deux déterminés à redonner au suivant. L’Université Laval a récemment souligné leur engagement envers son initiative philanthropique « Les Cent-Associés ».
Ils ont également plus de temps à consacrer à leur vie personnelle : golf, voyages, vacances d’été au chalet et, surtout, temps de qualité avec leurs trois garçons (dont deux sont vice-présidents chez CGI) et leur petite-fille d’un an.
Des idées pour un monde plus vaste
Invité à donner ses recommandations littéraires, Bernard en propose deux à ses anciens collègues. Factfulness remet en question les idées préconçues sur l’état du monde et encourage les lecteurs à baser leur réflexion sur des faits concrets, un concept que Bernard trouve particulièrement pertinent de nos jours. Il recommande aussi When Cultures Collide, un guide sur les façons de travailler et de communiquer avec des personnes de différentes cultures, dont il s’est servi au cours de ses voyages à l’étranger avec CGI. Il l’a encore sous la main aujourd’hui, au moment de partir pour sa prochaine aventure : un safari en Afrique.
Toujours au cœur de l’histoire de CGI
Avec le recul, Bernard considère que la culture de CGI s’étend au-delà de l’entreprise. Les valeurs qui ont façonné sa carrière continuent d’influencer ce prochain chapitre, alors qu’il met son expérience au service de conseils d’administration, de dirigeants d’entreprise et d’étudiants.
Selon Bernard, peut-être est-ce justement cela, être un ancien de CGI : « Même après votre passage chez CGI, les relations, les expériences et les valeurs que vous y avez acquises peuvent continuer d’influencer la suite de votre parcours. »
