Cet article fait suite à un webinaire coanimé par CGI Business Consulting et CCH Tagetik autour du 2026 Future Ready CFO Report, disponible ici : 2026 Future Ready CFO | Wolters Kluwer
Un constat simple ressort de cette étude : le rôle du CFO n’a jamais été aussi central et la fonction finance jamais été autant sous tension.
Basée sur les retours de plus de 1 600 dirigeants financiers dans 20 pays, l’étude ne décrit pas une rupture de métier. Elle met en lumière quelque chose de plus exigeant : un élargissement du rôle, et surtout une intensification de toutes les attentes. Au fond, la vraie question n’est plus d’améliorer la performance. Elle devient beaucoup plus structurante : comment maintenir des décisions fiables dans un environnement de plus en plus instable ?
Autrement dit, comment renforcer la résilience décisionnelle de l’entreprise ?
Un rôle élargi et une pression accrue sur la décision
Ce qui frappe dans le rapport, c’est qu’il ne parle jamais de remplacement. Le CFO ne lâche rien de ses fondamentaux. Il reste responsable de la discipline financière, de la conformité, de la qualité des chiffres. Mais à ces responsabilités historiques viennent s’ajouter la transformation, le pilotage du risque et une implication croissante dans la décision stratégique.
Ce n’est pas un glissement. C’est une superposition. Ce déplacement est visible dans les échanges avec les CFO. On parle moins de clôture ou de reporting. On parle de vitesse de décision, de capacité à replanifier, de robustesse des arbitrages, et surtout d’alignement entre finance, métiers et technologie. La performance ne disparaît pas, mais elle devient inséparable de la capacité à décider rapidement dans des contextes mouvants.
À l’échelle européenne, les pressions s’additionnent : volatilité des marchés, complexité réglementaire, montée en puissance de l’IA. Dans ce contexte, même l’allocation du capital change de nature. Elle devient moins un exercice d’optimisation qu’un exercice de gestion du risque et de résilience.
EPM : d’un projet outil à un levier de résilience
Un programme EPM ne transforme pas un outil. Il transforme un système de pilotage dans son ensemble. Il touche aux données, aux processus, aux rôles, aux calendriers, à la gouvernance, et surtout à la manière dont les décisions sont prises.
Tant que ces programmes sont abordés comme des projets applicatifs, leur complexité réelle est sous-estimée. Ce constat est encore renforcé par la fragmentation des organisations. Dans beaucoup d’entre elles, consolidation, planification, reporting ou ESG restent traités séparément. Historiquement logique, cette organisation crée aujourd’hui des silos de données, de calendriers et de responsabilités.
La conséquence est directe : la finance passe plus de temps à réconcilier qu’à décider. Chaque arbitrage devient plus lent, plus incertain, plus difficile à expliquer.
Reconnecter les processus pour sécuriser l’arbitrage
Lorsque les processus sont pensés ensemble, la dynamique change. Les scénarios, la performance, les contraintes réglementaires et l’allocation des ressources se retrouvent dans un même cadre de lecture. Le CFO passe moins de temps à consolider des informations hétérogènes, et plus de temps à expliciter les hypothèses, challenger les écarts et orienter les choix.
C’est dans ce contexte que la notion de “Performance Orchestrator” prend tout son sens : non pas seulement piloter la performance, mais sécuriser la capacité à décider dans la durée. C’est également là que la complémentarité entre CGI et CCH Tagetik devient structurante. Une plateforme EPM intégrée comme Tagetik permet de créer ce cadre unifié, en reliant planification, performance, scénarios et restitution dans un même environnement. Elle améliore directement la qualité et la rapidité de décision. Mais cette capacité technique ne suffit pas à elle seule. Encore faut-il repenser les modèles de pilotage, aligner les acteurs, faire évoluer la gouvernance et traiter les arbitrages au bon niveau. C’est précisément le rôle de l’accompagnement porté par CGI Business Consulting.
Vers une finance conçue pour durer dans l’incertitude
Enfin, un sujet plus récent s’impose progressivement dans les discussions : le cloud souverain. La question n’est plus simplement de choisir entre cloud et on-premise. Elle devient une question de contexte et de niveau de risque. Ce choix n’est pas neutre. Il impacte la gouvernance, les architectures et les trajectoires de transformation. Il devient lui aussi un élément de résilience.
Finalement, le CFO reste le garant de la discipline financière. Mais il devient surtout un acteur clé de la résilience de l’entreprise. Il doit orchestrer des arbitrages plus rapides, plus transverses et plus exposés à l’incertitude. Et pour y parvenir, une condition s’impose : les programmes EPM doivent être pensés comme des transformations de pilotage, et non comme des projets applicatifs juxtaposés.
C’est précisément dans cette articulation entre plateforme intégrée et accompagnement métier que se construit aujourd’hui une finance capable non seulement de performer mais surtout de tenir dans la durée.
Pour consulter le rapport 2026 Future Ready CFO Report, cliquez ici.