Principaux sujets de cet article
- L’évolution des modèles de revenus transforme le secteur du financement du commerce international
- Les pressions réglementaires et de conformité sont au cœur du changement
- La modernisation et l’automatisation intelligente gagne du terrain
- La collaboration avec les fintechs demeure essentielle, malgré les obstacles
En collaboration avec la Bankers Association for Finance and Trade (BAFT), j’ai le plaisir de présenter les résultats du sondage CGI et BAFT 2025 sur les technologies de financement du commerce international. Pour sa cinquième édition, cette étude annuelle met en lumière les priorités, les défis, et les stratégies technologiques en constante évolution qui façonnent le secteur mondial du financement du commerce international.
Un moment charnière pour le secteur du financement du commerce international
Malgré l’accélération des transformations, les résultats de cette année soulignent un tournant pour le secteur du financement du commerce international. Les banques doivent composer avec des exigences réglementaires de plus en plus fortes, des contraintes budgétaires renforcées ainsi que des attentes clients toujours plus élevées, tout en poursuivant leurs efforts de modernisation et de collaboration au sein de l’écosystème de trade finance. Les conclusions du sondage révèlent les progrès accomplis par le secteur et les orientations qui se dessinent pour les années à venir.
Principaux enseignements du sondage 2025
L’évolution des modèles de revenus transforme le secteur du financement du commerce international
L’un des changements les plus marquants mis en évidence dans le sondage 2025 est le recul progressif des produits traditionnels de financement du commerce international. Pour la première fois, ces instruments représentent moins de la moitié des revenus escomptés du financement du commerce international, une part qui devrait diminuer de 50 % aujourd’hui à 39 % dans les cinq prochaines années.
En revanche, les comptes ouverts et le financement de la chaîne d’approvisionnement poursuivent leur progression, passant d’environ 26 % aujourd’hui à plus de 32 % sur la même période. Le financement structuré du commerce international et celui lié à l’exportation devraient également progresser ce qui reflète une complexité grandissante du commerce mondial et le besoin accru de solutions de financement diversifiées.
Cette évolution marque une transformation durable de l’environnement commercial;: des processus plus simples et rigoureusement documentés cèdent la place à des solutions plus flexibles, digitalisées et pilotées par la donnée, alignées sur les priorités de fonds de roulement des clients.
Les pressions réglementaires et de conformité sont au cœur du changement
Les demandes d’organismes de réglementation et de conformité sont désormais le principal défi des banques commerciales pour la période de 2025 et 2026, devant les investissements technologiques. Plus de 53 % des répondants indiquent que la conformité est leur plus grande préoccupation, une forte hausse par rapport à 2024.
Ce changement souligne les conséquences de plus en plus importantes liées aux incertitudes géopolitiques et des régimes réglementaires fragmentés. Les banques doivent composer avec des sanctions, des mesures de contrôle lors du transbordement de marchandises ainsi que des obligations de transparence en constante évolution à travers plusieurs juridictions, en plus de devoir gérer des ressources internes limitées.
À mesure que ces pressions s’intensifient, les institutions sont forcées de prendre des décisions de plus en plus difficiles en ce qui concerne leurs investissements. Trouver le bon équilibre entre préparation opérationnelle et transformation numérique sera déterminant pour le succès des activités de financement du commerce international dans les années à venir.
La modernisation et l’automatisation intelligente gagne du terrain
Malgré les obstacles économiques, les investissements dans la modernisation demeurent une priorité claire. Le sondage indique que 39 % des banques modernisent leurs plateformes de back-office et que 38 % modernisent leurs portails clients de financement du commerce international, en augmentation depuis l’année dernière.
Parallèlement, l’automatisation intelligente des processus, notamment l’intelligence artificielle, le machine learning et le traitement du langage naturel restent au cœur des investissements technologiques prévus, avec 55 % des répondants les identifiant comme un domaine d’intérêt clé.
La combinaison de l’automatisation et de la modernisation permet aux banques d’en faire plus avec moins. En effectuant la transformation numérique des processus essentiels et en se connectant à des écosystèmes plus larges de financement du commerce international grâce à des API et des analyses de données, les banques peuvent accroître leur efficacité, réduire leurs coûts et générer une plus grande valeur pour leurs clients.
La collaboration avec les fintechs demeure essentielle, malgré les obstacles
Les partenariats avec les fintechs demeurent la pierre angulaire de l’innovation du secteur du financement du commerce international. Les répondants font état d’une collaboration continue entre les fournisseurs de solutions de financement de la chaîne d’approvisionnement (41 %), les plateformes numériques de gestion documentaire (39 %) et les réseaux multibancaires (38 %).
Cependant, la satisfaction des répondants à l’égard des mandats confiés aux fintechs a diminué légèrement à 64 %, ce qui met en évidence la nécessité d’une gouvernance plus transparente, d’indicateurs clés de performance communs et d’un alignement plus étroit sur les résultats mesurables.
Malgré cela, près des trois quarts des répondants visent à étendre leurs partenariats auprès des fintechs dans un avenir proche. Cet engagement soutenu témoigne de la prise de conscience du secteur que l’innovation dépendra de collaborations plus étroites entre les banques, les fournisseurs de solutions technologiques et les nouveaux acteurs de l’écosystème.
Regard tourné vers l’avenir : accroître la résilience grâce à la modernisation
Le sondage 2025 dresse le portrait d’un secteur en pleine transition. Les banques doivent concilier plusieurs impératifs, respecter les exigences de conformité, gérer des budgets restreints et investir dans les technologies qui définiront la prochaine ère du commerce.
Les conclusions démontrent que la modernisation, l’interopérabilité et l’automatisation intelligente ne sont plus facultatives, mais bien des catalyseurs essentiels de résilience et de croissance. Les institutions qui agissent dès maintenant pour simplifier leurs systèmes existants, renforcer leurs partenariats auprès des fintechs et moderniser leur infrastructure de commerce seront mieux positionnées pour servir leurs clients, gérer les risques et ouvrir la voie dans un marché mondial de plus en plus complexe.
Pour découvrir l’ensemble de l’analyse et les perspectives du sondage 2025, téléchargez les résultats du sondage CGI et BAFT 2025 et découvrez comment les leaders du financement du commerce international se transforment pour l’avenir. Pour discuter du sondage ou de nos réalisations dans le secteur du financement du commerce international, n’hésitez pas à me contacter.