Tout au long de 2020, nous avons vu de grandes économies composer avec les effets de la pandémie de COVID-19; et l’incertitude se poursuit. Parallèlement, les États s’efforcent d’atteindre leurs objectifs en matière de changements climatiques, notamment ceux énoncés dans l’Accord de Paris. Globalement, la responsabilité sociale prend de l’importance dans l’ensemble des secteurs. Trouver des manières de réduire les émissions de carbone et d’avoir un impact positif sur le changement climatique gagne en importance dans la liste des priorités des organisations.

Dans mon premier billet de blogue de cette série en quatre parties, je vais explorer le sujet de la responsabilité sociale en tant que facteur de différenciation dans le financement commercial à l’échelle mondiale. J’aborderai en premier lieu la tendance du financement durable de la chaîne d’approvisionnement.

Qu’en est-il des banques?

Curieusement, les banques ont un rôle essentiel à jouer dans ce processus de transition climatique. Elles doivent notamment assurer un flux de financement efficace et durable. De la perspective du financement de la chaîne d’approvisionnement (et en fonction de l’examen des mécanismes de financement), le virage vers la durabilité a été plutôt minime à ce jour. Il mettait notamment l’accent sur la relation entre le crédit commercial (une forme de solution liée au financement de la chaîne d’approvisionnement) et le développement durable.

Cependant, au cours de la dernière année, il y a eu beaucoup de recherche à propos des réglementations en matière d’émissions de carbone dans le domaine du crédit commercial. Certains chercheurs ont démontré que ces réglementations étaient bénéfiques puisqu’elles contribuent à raccourcir les délais de réduction des émissions de carbone. Ainsi, on observe un nombre grandissant d’entreprises internationales intégrer la durabilité au financement de la chaîne d’approvisionnement.

Réduire ou alléger les pressions sur les flux de trésorerie

Les programmes liés à la chaîne d’approvisionnement aident à réduire la pression sur les flux de trésorerie à la fois pour les vendeurs et les acheteurs. Mais peuvent-ils avoir un réel impact en matière de durabilité? La réponse est oui. Depuis 2018, des chercheurs du monde entier se sont penchés sur la relation entre le financement de la chaîne d’approvisionnement et le développement durable, et beaucoup s’y sont intéressés selon la perspective des fournisseurs.

Ils soutiennent que les banques et autres corporations doivent intégrer la performance de responsabilité sociale dans leurs processus d’évaluation et de prise de décision. Pour les banques, tout particulièrement, un financement durable de la chaîne d’approvisionnement consisterait à atteindre le juste équilibre entre les personnes, la planète et les profits. En bref, nous devrions mesurer le succès des entreprises financières en nous basant sur des critères sociétaux et environnementaux, et non uniquement sur des fondements économiques.

Une autre façon de décrire le financement durable de la chaîne d’approvisionnement est le triple bilan. Celui-ci permet non seulement d’équilibrer les efforts entre les personnes, la planète et les profits, mais également d’aider les fournisseurs à dégager des bénéfices en matière de contrôle du risque. De plus, il permet aux acheteurs et aux fournisseurs de démontrer leurs efforts et réalisations en matière de développement durable.

Motifs de changement

Les chercheurs ont découvert que lorsque les banques appliquent le triple bilan, leurs motivations suivaient trois orientations :

1. Motifs de responsabilité sociale

2. Motifs financiers

3. Motifs fondés sur la morale

Dans le prochain billet de cette série, nous examinerons ces trois motifs et nous nous interrogerons à savoir si certaines offres liées au financement de la chaîne d’approvisionnement, y compris l’affacturage inversé, sont plus efficaces pour l’amélioration de l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et du développement durable pour les acheteurs, les fournisseurs et les commerçants.

Dans la troisième partie, nous nous intéresserons à ce que devrait réellement être le rôle des banques dans l’avenir selon des considérations morales et éthiques, à la mise en œuvre stratégique du financement durable de la chaîne d’approvisionnement et aux résultats tangibles et mesurables en matière de réduction des émissions de carbone. Enfin, dans la quatrième partie, nous discuterons des manières stratégiques et tactiques d’assurer la durabilité des logiciels et systèmes bancaires actuels.

Entre-temps, n’hésitez pas à communiquer avec moi si vous souhaitez discuter de ce billet de blogue, des finances durables ou des activités de CGI dans ce domaine.

À propos de l’auteur

Nancy Amert

Nancy Amert

Directrice, services-conseils

Nancy compte plus de 25 années d'expérience dans le domaine bancaire et du commerce. Elle est reconnue pour son expertise en chaîne de blocs et en technologies de registre distribué (DLT).

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