La transformation visant à créer un système énergétique sécuritaire, abordable et à faible émission de carbone est finalement en cours. Prenons l’exemple des Pays-Bas, où je travaille. L’échéance de mise en œuvre des projets d’énergie renouvelable a été reportée de 2023 à 2030, et cette initiative comprendra désormais des innovations en matière d’énergie renouvelable visant à générer des économies de coûts à long terme. Le gouvernement a réservé des fonds de 50 millions € pour ce projet, en plus des 50 millions € déjà versés par l’entremise de diverses activités de financement.

Il s’agit d’une bonne nouvelle. Comme le révèle une étude néerlandaise, les organismes gouvernementaux et les entreprises doivent continuer d’investir dans les nouvelles technologies pour stimuler l’innovation et mettre en place un nouveau système énergétique. Cependant, cette transition vers une société durable générera de nombreuses questions et révélera plusieurs défis qui devront être pris en compte. Par exemple, nous savons que l’énergie éolienne est essentielle pour réduire les émissions de CO2 d’au moins 40 % d’ici à 2030. Il s’agit d’ailleurs d’un des objectifs en matière d’énergie propre soumis en 2016 par la Commission européenne. Mais où pouvons-nous construire ces parcs éoliens dans un pays aussi peuplé et électrifié que les Pays-Bas? Nous pouvons trouver de nombreuses réponses en nous inspirant d’autres pays qui ont mis en place des partenariats collaboratifs pour stimuler la transition de l’énergie.

Transition de l’énergie en Europe

La transition de l’énergie ne peut être réalisée que s’il y a un consensus politique entre les pays en ce qui a trait à l’approche à adopter. Cependant, chaque pays est aux prises avec ses propres défis en matière de potentiel d’énergie renouvelable. Par où commencer? Nous devrions d’abord nous intéresser à ce qui se passe en Europe.

Par exemple, nous assistons d’une part à une augmentation de la demande d’électricité en raison de l’électrification des activités au sein de la société, mais nous devons également composer avec des pressions croissantes pour mettre en place une société durable et à faible émission de carbone. En outre, les lois et les réglementations changent rapidement. L’initiative d’énergie propre vise à assurer une énergie écologique et économiquement attrayante pour les organisations européennes. En plus de réduire les émissions de carbone, l’initiative comprend des mesures visant à moderniser le marché de l’énergie et à stimuler la création d’emplois. Ces projets requièrent de l’innovation et de nouvelles technologies.

Les acteurs du marché ont besoin de budget pour investir dans la recherche, des projets pilotes et des essais qui favorisent le développement de nouvelles solutions en cette ère d’énergie renouvelable. En Europe, de nombreux pays ont commencé à joindre leurs forces, et à un niveau supranational, de nouveaux consortiums ont été créés pour permettre aux acteurs politiques d’avoir une incidence sur la transition vers un système d’énergie renouvelable. Il s’agit d’un développement remarquable et qui doit continuer de prendre son envol.

L’énergie renouvelable en tant que moteur de création d’emplois

Pour s’inspirer davantage, examinons l’exemple de l’Allemagne. L’énergie figure au sommet des programmes politiques du pays. En 2010, dans le cadre de la politique nationale sur le climat, le gouvernement a établi une cible de réduction des gaz à effet de serre allant de 80 % à 95 % d’ici à 2050 (par rapport aux niveaux des années 1990). En vue d’atteindre cet objectif, la majeure partie de l’énergie devra provenir d’énergie éolienne (produite en mer), d’énergie solaire ainsi que de centrales de biomasse et d’installations hydroélectriques, et ce, de façon centralisée. D’autres technologies telles que l’énergie géothermale offrent également de nouvelles possibilités.

L’Allemagne peut compter sur la loi sur les énergies renouvelables ou EEG (Erneuerbare Energie Gesetz) afin de garantir des achats à prix fixe pour l’énergie durable. Cette politique n’est pas véritablement axée sur le consommateur (l’EEG rend l’énergie relativement chère pour les consommateurs privés), mais, grâce à cette loi, le partage de l’énergie renouvelable de l’approvisionnement énergétique global a augmenté de 25 %. De plus, les experts estiment que plus de 340 000 nouveaux emplois ont été créés en 2015 en raison de l’engagement de l’Allemagne à réaliser la transition du système énergétique. Selon cette perspective, une facture d’énergie plus élevée semble un prix comparativement faible à payer.

Les Pays-Bas en 2023

La volonté du pays visant à faire en sorte que 25 % de sa matrice d’énergie proviennent des énergies renouvelables est encore loin d’être un objectif réaliste. Selon l’entente sur l’énergie du Social Economic Report (SER), il était entendu que 16 % de l’énergie globale proviendrait de sources d’énergie renouvelable d’ici à 2023. Il s’agit d’un défi de taille considérant que la nation est loin derrière ses homologues européens en matière d’adoption d’énergie renouvelable. Si l’on tient compte du nombre de participants du marché dans l’écosystème énergétique néerlandais – un gestionnaire de réseau de transport (GRT), sept exploitants de réseaux et de 25 à 30 fournisseurs – il y a encore place à amélioration. Cette perspective élargit la portée de la planification des projets d’énergie renouvelable.

Adopter l’énergie éolienne produite en mer

Les parcs éoliens extracôtiers jouent un rôle essentiel pour l’avenir du système énergétique. Aux Pays-Bas, cette énergie éolienne jouera un rôle de premier plan pour générer, d’ici à 2023, les 4 450 MW d’électricité convenus (et qui fourniront de l’électricité à plus de 5 millions de ménages). Plusieurs groupes et consortiums, y compris Shell et TenneT, ont commencé à s’intéresser au développement et à l’innovation dans le secteur de l’énergie éolienne extracôtière.

En outre, les sociétés de services publics deviennent de plus en plus axées sur les consommateurs et les services dans le cadre de leurs activités opérationnelles. Il y aura donc un besoin croissant pour l’innovation et la numérisation en vue d’élaborer de nouveaux concepts et modèles d’affaires en matière d’énergie durable. Ces développements sont déjà en cours. Par exemple, Jules Energy est une entreprise qui a développé une bourse de l’énergie en ligne pour négocier de petites quantités d’énergie. Le concept « d’îlots énergétiques » de CGI est également lié à ces développements.

Collaborer pour l’avenir

CGI aide activement ses clients aux Pays-Bas et dans l’ensemble de ses opérations mondiales à atteindre leurs objectifs en matière de transition énergétique. Nous sommes à l’écoute, nous innovons, et nous concevons et proposons des services et solutions qui aident nos clients du secteur public à devenir des organisations numériques centrées sur le client. Nous y arrivons en alignant nos programmes d’innovation, nos investissements et notre recherche en fonction des besoins de nos clients et de l’avenir numérique du marché de l’énergie.

Nous réalisons également des études comparatives liées à l’adaptation de la demande et à la facilitation du marché central en Europe pour favoriser et accélérer l’innovation énergétique. Nous partageons ces résultats avec nos clients puisque, selon notre perspective, l’échange de renseignements et des meilleures pratiques est essentiel à la mise en œuvre d’une société durable. Et cet objectif ne peut être atteint que lorsque tous les intervenants du marché et les acteurs gouvernementaux continuent de s’inspirer les uns les autres et de collaborer.

Les 10 et 11 mai 2017, CGI a tenu la sixième édition de ses séances de discussion sur les marchés centraux. Il s’agit d’une occasion unique pour les intervenants de rencontrer leurs pairs de plusieurs pays d’Europe afin d’échanger et de débattre au sujet des développements futurs au sein du marché de l’énergie. N’hésitez pas à communiquer avec moi pour obtenir davantage d’information sur les enjeux abordés pendant l’événement ainsi que sur les activités de CGI visant à accélérer l’innovation énergétique.

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