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La Banque de France s'épargne 40 années-personnes de travail
grâce à la technologie basée sur les composantes et
à CGI
« (
), la réutilisation des
composantes nous a fait gagner beaucoup en qualité et en stabilité.
Cela a contribué à réduire les coûts de maintenance
des logiciels. De plus, comme la méthodologie et l'expertise nécessaires
pour atteindre un taux élevé de réutilisation ont
été transférées à l'équipe interne(
),
d'autres projets en cours bénéficient de ce transfert de
connaissances et présentent un excellent taux de réutilisation. »
Érick Lacourrège,
chef du projet CERES, Banque de France
Dans le cadre d'un ambitieux projet, CGI a pris appui sur son expertise
et sur sa méthodologie de développement basée sur
les composantes pour aider la Banque de France à atteindre un objectif
de taille
Le défi
Au début de 1996, la Banque a senti le besoin d'améliorer
ses activités et ses systèmes pour s'adapter à un
nouvel environnement financier. Elle devait impérativement se préparer
en vue de prendre en charge l'euro le 1er janvier 1999. Elle souhaitait
également migrer d'une architecture CTOS décentralisée
vers une architecture client-serveur, mettre en uvre des applications
plus ergonomiques et modernes dans son vaste réseau de succursales,
et adopter un nouveau plan comptable unifié pour toutes les banques
centrales de la zone euro en raison de son nouveau statut. L'intégration
de 211 succursales dans un seul système d'information centralisé
représente un défi, quelle que soit la banque. Pour la Banque
de France, ce défi était particulièrement imposant,
car il représentait 40 années-personnes de travail. La Banque
devait le relever en trois ans à peine, tout en continuant de mener
à bien ses autres projets informatiques. CGI et la technologie
basée sur les composantes ont été les deux ingrédients
de la solution retenue.
En choisissant CGI comme partenaire pour lancer le projet CERES, une
application client-serveur, Erick Lacourrège, chef du projet CERES
pour la Banque de France a dit : « Nous avons choisi CGI
pour différentes raisons : sa démarche innovatrice
qui coïncide avec nos choix technologiques d'architecture répartie;
son expérience de développement de systèmes dans
le secteur bancaire; la création d'un partenariat visant à
transférer la méthodologie et le savoir-faire à nos
équipes internes et la disponibilité d'une bibliothèque
de composantes spécialisées ».
La stratégie
Pour développer CERES, l'équipe de développement
s'est servie de la méthodologie de développement basée
sur les composantes de CGI, appelée EDIFICE. Cette méthode
itérative accélère le processus de développement
grâce à la réutilisation des composantes tirées
de la bibliothèque de composantes de CGI. Les composantes de CGI
représentent 71 % du code de CERES, ce qui a accéléré
le processus de déploiement et a permis aux développeurs
de modifier aisément les objets en réponse aux commentaires
des utilisateurs. Les 1 500 composantes créées pour le projet
CERES ont été regroupées dans un dictionnaire d'objets
de la Banque de France, une bibliothèque de composantes dont un
ensemble standard présentant de légères différences
avec l'ensemble utilisé dans le cadre du projet CERES peut maintenant
être réutilisé pour d'autres projets.
La technologie
- Oracle, UNIX, Windows NT et Tuxedo
- Serveur central UNIX et serveurs locaux NT
- 1 600 stations clientes NT 3.51
- TCP/IP sur RLE Ethernet dans chaque succursale; IP sur grands réseaux
X.25 pour les liaisons intersites
Les résultats
L'application client-serveur stratégique CERES dessert les 211
succursales de la Banque et contribue à faciliter la gestion des
activités bancaires, notamment la tenue de compte des clients,
la gestion de l'encaisse et la gestion des activités de fiduciaire
national et de compensation locale. Elle soutient 2 000 utilisateurs,
dont 1 500 sont concurrents. La version FRF (franc français)
a été mise en service le 9 janvier 1998 et la version EURO
(pour la tenue de compte des institutions prêteuses et certains
autres clients) a été lancée le 4 janvier 1999.
Selon M. Lacourrège, le succès de cet ambitieux projet
de développement achevé en trois années civiles repose
sur la réutilisation des composantes : « Au plan
du développement, la réutilisation des composantes nous
a fait gagner beaucoup en qualité et en stabilité. Cela
contribuera à réduire les coûts de maintenance des
logiciels. De plus, comme la méthodologie et l'expertise nécessaires
pour atteindre un taux élevé de réutilisation ont
été transférées à l'équipe interne
qui a participé au projet, d'autres projets en cours bénéficient
de ce transfert de connaissances et présentent un excellent taux
de réutilisation. Plus précisément, un nouveau projet
en cours (traitement des chèques à Paris) réutilise
directement des composantes de CERES dans une proportion très élevée. »
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